L’idée de créer vos propres crèmes glacées et sorbets vous séduit, mais la complexité des sorbetières classiques vous freine ? Ninja propose avec son appareil Creami NC301 une approche différente, promettant des desserts glacés sur mesure avec une simplicité déconcertante.
Déballage et premières impressions
Dès la réception, le Ninja NC301 Creami impose sa présence. Avec des dimensions de 30,66 x 16,56 x 40,51 cm, il est plus haut que large, ce qui lui permet de trouver sa place sur un plan de travail sans l’encombrer excessivement. La finition argentée est sobre et s’intègre facilement dans une cuisine moderne. L’appareil semble robuste, bien loin du poids de 454 grammes indiqué sur la fiche technique, qui doit certainement correspondre à une erreur. Le poids réel est bien plus conséquent, ce qui est rassurant quant à la stabilité de la machine lors de son fonctionnement. Dans la boîte, on trouve l’unité principale, un bol externe avec son couvercle de traitement qui abrite la pale, et les fameux pots de congélation d’une capacité d’une pinte (environ 470 ml). Il est fourni avec un ou deux pots, mais l’expérience montre rapidement que l’achat de pots supplémentaires est quasi indispensable pour profiter pleinement de la machine. Un point de vigilance majeur, cependant, concerne ce modèle spécifique, le NC301. Il est conçu pour une tension de 120 V, standard en Amérique du Nord. Pour un utilisateur en France, cela signifie qu’un branchement direct sur une prise de 230 V entraînera un court-circuit immédiat et irrémédiable. Il est donc impératif de vérifier la version du produit vendu ou de s’équiper d’un transformateur de tension adéquat, une contrainte non négligeable à prendre en compte avant l’achat.
La promesse du « Creamify » : mise en pratique
Le concept du Creami est à la fois simple et révolutionnaire. Oubliez les sorbetières traditionnelles où l’on verse un mélange liquide dans une cuve réfrigérée. Ici, le processus est inversé. On prépare une base, on la verse dans l’un des pots fournis, et on la place au congélateur pour un minimum de 24 heures. C’est la contrainte principale de l’appareil : la spontanéité n’est pas son fort. Une fois la base transformée en un bloc de glace solide, la magie opère. On place le pot dans le bol de traitement, on visse le couvercle avec sa pale, on insère l’ensemble dans la machine et on sélectionne l’un des sept programmes prédéfinis : crème glacée, glace allégée, gelato, sorbet, smoothie, milkshake ou « mix-in » pour ajouter des garnitures. J’ai commencé mon test en suivant à la lettre la recette de glace au chocolat du livret Ninja. Après la congélation, le bloc était dur comme de la pierre. J’ai lancé le programme « Ice Cream ». En moins de trois minutes, la machine a transformé ce bloc gelé en une préparation. Le premier résultat était un peu friable, presque poudreux. C’est là qu’intervient la fonction qui, à mon sens, justifie à elle seule l’intérêt du Creami : le « re-spin ». Un deuxième passage, et la texture devient incroyablement lisse, onctueuse et crémeuse. Le résultat est bluffant, bien supérieur à ce que j’ai pu obtenir avec d’autres machines par le passé.
Analyse des performances et résultats
La puissance de 800 watts du moteur n’est pas là pour faire de la figuration. C’est elle qui permet à la pale de « raser » littéralement la préparation congelée pour créer des particules si fines qu’elles donnent cette texture soyeuse en bouche. J’ai testé plusieurs programmes et recettes, des plus riches aux plus légères. Le constat est sans appel : le Creami excelle dans tous les domaines. Un sorbet à base de simples fruits en conserve devient parfaitement lisse. Une glace « light » à base de lait écrémé et d’édulcorant obtient une onctuosité déconcertante, défiant les lois de la physique culinaire. La machine semble presque infaillible, là où une sorbetière classique sanctionne la moindre erreur de ratio sucre/gras par une texture glacée ou une prise incomplète. Cependant, cette puissance a un coût : le bruit. Il faut être honnête, la machine est extrêmement bruyante. Le son est intense, mécanique, et change de tonalité à mesure que la pale descend puis remonte. Les premières utilisations sont assez inquiétantes, on a l’impression que l’appareil va exploser. On s’y habitue, mais il est impossible de tenir une conversation à côté. C’est un vacarme de courte durée, mais un vacarme tout de même.
| Type de préparation | Ingrédients de base (exemples) | Texture obtenue | Conseils d’utilisation |
|---|---|---|---|
| Glace au chocolat | Crème entière, lait, sucre, cacao | Parfaitement onctueuse et riche | Un classique inratable, idéal pour débuter. |
| Sorbet à l’ananas | Ananas en conserve et son jus | Lisse et rafraîchissante | Un passage au « re-spin » est souvent nécessaire pour éliminer l’aspect « neigeux ». |
| Gelato « light » | Lait écrémé, édulcorant, arôme | Étonnamment crémeuse | Prouve que la technologie ne dépend pas de la matière grasse pour la texture. |
| Mix-in | Base de glace + pépites de chocolat | Garnitures parfaitement réparties | Ajouter les extras après le premier cycle et lancer le programme « Mix-in ». |
Ergonomie, nettoyage et points de vigilance
Au quotidien, l’utilisation du Ninja Creami est un jeu d’enfant grâce à ses programmes automatiques. Le véritable avantage se révèle avec les restes. Contrairement à une glace maison classique qui devient dure comme du béton après une nouvelle congélation, ici, il suffit de la repasser dans la machine pour qu’elle retrouve sa texture originelle. C’est un atout majeur. Le nettoyage est également simplifié. Le pot, le couvercle du pot et le couvercle de traitement avec sa pale sont les seuls éléments à laver. Ils passent au lave-vaisselle, mais un lavage à la main est tout aussi rapide. Un bémol cependant concernant le couvercle de traitement : il ne se démonte pas entièrement. Des résidus peuvent potentiellement se loger à l’intérieur. La meilleure pratique consiste à le rincer immédiatement après usage. Il est aussi conseillé de retirer le joint en caoutchouc pour un nettoyage plus approfondi. Pour conclure, le Ninja NC301 Creami est un appareil exceptionnel qui change la donne pour les amateurs de desserts glacés maison. Il offre une flexibilité et une qualité de texture inégalées. Sa capacité à transformer des ingrédients simples, voire allégés, en préparations gourmandes est son plus grand atout. Les deux principaux inconvénients sont le bruit assourdissant et la nécessité de planifier ses envies 24 heures à l’avance. Et, je le répète, la vigilance est de mise concernant la tension électrique du modèle que vous choisirez pour le marché français.

Bilan du test
Avantages
+ efficace pour réaliser des glaces, milkshakes et sorbets avec une bonne consistance
+ facile à nettoyer une fois que l’on comprend le mécanisme
+ capacité à traiter une pinte de glace à la fois, offrant une flexibilité en préparant plusieurs portions d’avance
+ les textures finales des desserts sont satisfaisantes, même pour des ingrédients faibles en calories
+ apport significatif par rapport à d’autres sorbetières en termes de facilité d’utilisation et de propreté
Inconvénients
– machine bruyante pendant le fonctionnement
– demande de congeler les ingrédients 24 heures avant utilisation
– certains utilisateurs peuvent rencontrer des problèmes liés à la tension électrique s’ils ne sont pas attentifs aux spécifications
Fiche technique
Note de la rédaction 14/20
Notes des utilisateurs 4.5/5
Note de 4.5 pour 5235 utilisateurs
Mon avis sur ce produit
Après avoir passé quelque temps avec le Ninja Creami, mon avis est assez tranché : il faut le reconnaître, la qualité des glaces et sorbets est absolument remarquable, avec une onctuosité que je n’avais jamais obtenue auparavant, même avec des ingrédients peu caloriques. Sur ce point, il surclasse sans peine les sorbetières classiques et se révèle étonnamment simple à nettoyer une fois le mécanisme compris. Cependant, ce tableau idyllique a deux ombres majeures : d’abord, le bruit, car la machine est incroyablement bruyante, un véritable vacarme qui impose de l’utiliser à des moments choisis. Ensuite, la patience est de mise puisqu’il faut impérativement congeler ses bases pendant 24 heures, ce qui anéantit toute envie spontanée de dessert glacé. C’est donc un excellent appareil pour qui recherche un résultat quasi professionnel et qui est prêt à accepter ces contraintes, mais un mauvais choix pour les plus impulsifs ou les amateurs de silence.
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