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Nous voici arrivés au Chapitre 3, résumé de l’exceptionnel livre du Professeur Colin T. Campbell, consacré à ses meilleurs conseils pour mieux s’alimenter et se donner toutes les chances d’améliorer sa santé et de vieillir en pleine forme.

Si tu n’as jamais entendu parler de ce livre et que tu débarques là, bienvenue ! J’ai résumé ce best-seller mondial sur la nutrition – sans doute le plus sérieux ouvrage jamais écrit, fruit de 40 ans de recherche en nutrition et biochimie, pour permettre la divulgation des informations qui s’y trouvent au plus grand nombre. Voici le lien pour accéder au résumé du chapitre 1  : L’enquête Campbell – Etude en Chine Voici le lien du résumé du chapitre 2 L’enquête Campbell – Les maladies de la prospérité A la fin de cet article, se trouvent les liens du DVD et du livre, si tu veux aller plus loin.

Le guide de la bonne alimentation

Dans la troisième partie de son best-seller, le professeur Campbell souligne le raz-de-marée d’informations erronées dont sont submergés les Américains en matière d’alimentation. En effet, déplore-t-il, une très faible partie de l’information qui parvient au public s’appuie sur des faits scientifiques. Pour aggraver les choses, nombres de livres proposent un nouveau régime sans hydrates de carbone, ou la nouvelle méthode pour maigrir à base de viande/protéines animales, le tout relayé par la presse qui dispense sans compter des conseils plus fantaisistes les uns que les autres. L’auteur rappelle que le but de son livre consiste à redéfinir notre manière de considérer l’information sur l’alimentation et la nutrition. Autrement dit, précise-t-il, éliminer la confusion, simplifier la santé et fonder ses affirmations sur les preuves fournies par recherches revues par d’autres scientifiques et parues dans des publications professionnelles également revues par des scientifiques. Ces preuves, insiste le professeur Campbell, font que la recherche scientifique soutient sans hésiter un seul et simple régime alimentaire : un régime végétalien composé d’aliments complets. Aussi, même si chacun est libre d’appliquer ou non les recommandations alimentaires tirées de la recherche ainsi que de son expérience professionnelle et personnelle, son but est atteint : proposer une information qui soit (je cite) “autre chose que des foutaises”.

Bien manger : huit principes sur l’alimentation et la santé

Les effets sur la santé qu’énumère l’auteur sont le résultat d’un long périple et, comme on l’a vu, ne sont pas affirmés à la légère. Comment donc profiter de ces bienfaits annoncés ? Quel en est le prix ? Il suffit, selon de professeur Campbell, de changer de régime alimentaire, et d’opérer un petit changement pour de grands résultats :

  • vivre plus longtemps ;
  • paraître et se sentir plus jeune ;
  • perdre du poids ;
  • réduire son taux de cholestérol ;
  • prévenir et guérir les maladies cardiaques ;
  • réduire les risques de cancer de la prostate, du sein et d’autres cancers ;
  • conserver une bonne vue pour nos vieux jours ;
  • prévenir et traiter le diabète ;
  • éviter la chirurgie dans bien des cas ;
  • diminuer grandement le besoin de médicaments ;
  • garder des os forts ;
  • éviter l’impotence ;
  • éviter les attaques d’apoplexie ;
  • prévenir les calculs rénaux ;
  • éviter à votre bébé d’avoir le diabète de type 1 ;
  • soulager la constipation ;
  • réduire la tension artérielle ;
  • éviter la maladie d’Alzheimer ;
  • résorber l’arthrite ;
  • et bien plus encore…

L’obtention de ces bienfaits sur la santé, et de fait la victoire sur la maladie, se fondent sur huit principes qui sont, rappelons-le encore, les leçons que le professeur Campbell a tirées de plus de quarante années de recherche et de pratique professionnelles.

Principe numéro 1 – La nutrition est la combinaison des activités d’innombrables éléments nutritionnels, le tout étant plus grand que la somme des ses parties

Pour illustrer ce principe, l’auteur propose de nous faire suivre l’itinéraire biochimique d’un repas, par exemple des épinards sautés au gingembre accompagnés de raviolis au blé entier farcis de courge Butternut aux aromates, le tout couronné d’une sauce tomate aux noix de Grenoble. A eux seuls, les épinards foisonnent de composants chimiques, tels que macronutriments, minéraux, vitamines, acides gras, acides aminés, phytostérols, ainsi que d’autres encore. Lorsque la bouchée de raviolis à la sauce tomate arrive en bouche, s’y ajoutent plusieurs milliers de substances chimiques supplémentaires, toutes liées les unes aux autres de façons différentes à travers chacun de ces aliments. Un vrai trésor biochimique. Tous ces substances interagissent entre elles et avec le corps de manière bien précise, dans un processus infiniment complexe, créant une série de réactions qui travaillent de concert pour générer une bonne santé. Notre corps a évolué en fonction d’un réseau de contrôle de la destination des nutriments, en vue de tirer le maximum de bienfaits des aliments entiers tels qu’ils existent dans la nature. Aussi, souligne le professeur Campbell, il s’avère tout à fait mal avisé et beaucoup trop simpliste de vanter les vertus d’un nutriment ou d’une substance chimique en particulier !

Principe numéro 2 – Les suppléments vitaminés ne constituent pas la panacée

Compte tenu de la complexité chimique qui se joue dans la relation de notre corps et des aliments qu’on lui fournit, prendre des suppléments isolés n’a aucun sens et ne compensera jamais un régime alimentaire défaillant. C’est pourtant ce que l’industrie des compléments alimentaires tente de nous faire croire en s’appuyant sur l’envie de la population de rester dans ses habitudes alimentaires pourtant néfastes à une bonne santé.

Principe numéro 3 – Il n’existe pratiquement aucun aliment d’origine végétale qui ne fournisse pas mieux les mêmes nutriments que ceux fournis par les aliments d’origine animale

La consommation de chair animale est très différente sur le plan nutritionnel que la consommation de végétaux. Les végétaux renferment beaucoup plus d’antioxydants, de minéraux et de fibres, tandis que les aliments d’origine animale contiennent beaucoup plus de cholestérol et de gras, ainsi que des protéines. Certains aliments végétaux recèlent pourtant beaucoup de gras et de protéines, comme les arachides et les graines de sésame, tandis que certains aliments d’origine animale ont une faible teneur en gras mais continuent de contenir du cholestérol (lait écrémé artificiellement). Mais lorsqu’on y regarde de plus près, ces premiers sont bien meilleurs pour la santé. Le corps humain a besoin de quatre nutriments essentiels, contenus dans les aliments d’origine animale : le cholestérol, et les vitamines A, D et B12. Il est faux de penser que les végétaux ne peuvent pas les apporter, dit l’auteur. Le cholestérol est naturellement produit par notre corps et n’a pas besoin d’apports extérieurs. La vitamine A est produite par notre corps à partir du bêta-carotène, et la vitamine D en s’exposant au soleil environ 15 minutes tous les deux jours. La vitamine B12, trouvée à l’origine dans les végétaux ayant poussé dans des sols riches et sains, ne se trouve quasiment plus qu’en supplément étant donné la pauvreté actuelle des sols. C’est pourquoi il est recommandé d’en prendre. L’auteur insiste sur le côté dénaturé des suppléments, dans la mesure où une alimentation saine composée de végétaux frais et biologiques provenant d’un sol riche, ainsi qu’un mode de vie qui inclut le plein air sont le meilleur moyen d’éviter toute carence en vitamines.

Principe numéro 4 – A eux seuls, les gènes ne déterminent pas la maladie. Ils ne le font que lorsqu’ils sont activés, l’alimentation jouant un rôle crucial dans la détermination de ceux qui le seront, qu’ils soient bons ou mauvais

L’auteur explique comment la génétique est actuellement le nouvel eldorado, dans la mesure où il est juste de dire que toutes les maladies sont génétiques en substance. Sans les gènes, point de cancer, d’obésité, de diabète ni de maladies cardiaques. C’est pourquoi des milliards y sont consacrés via la recherche, qui passe pourtant sous silence un point essentiel : tous les gènes ne sont pas activés tout le temps. Quand ils ne le sont pas, ils restent à l’état biochimique latent, et n’ont aucun effet sur notre santé. Comment s’activent-ils ? Par le milieu, et en particulier par l’alimentation. Les gènes sont un système incroyablement complexe qui interagit avec d’autres systèmes biochimiques, dont nous sommes loin d’avoir percé tous les mystères, et dont la manipulation va court-circuiter la nature et faire empirer les choses, selon le Professeur Campbell. Pourtant, nos prédispositions, même si elles nous restent inconnues, ne sont pas à négliger : c’est ce qui fait que deux personnes nourries de la même manière vont mourir l’un à cinquante quatre ans d’une crise cardiaque et l’autre d’un cancer à quatre-vingt. Minimiser ces risques, même à l’aveugle, est en notre pouvoir grâce à une alimentation de la meilleure qualité possible.

Principe numéro 5 – L’alimentation peut substantiellement contrôler les effets adverses des substances chimiques nocives

Se focaliser sur les substances chimiques qui envahissent notre alimentation “moderne” comme étant la cause de tous nos maux, à la place des aliments en question, est un déni pur et simple, selon de Professeur Campbell. Dans la mesure où il a été démontré, comme ce dernier l’a expliqué au chapitre 3, que les activités des substances cancérigènes sont principalement contrôlées par les nutriments que nous ingérons, les dangers de l’acrylamide (substance sur les aliments frits ou transformés, comme les chips), des édulcorants artificiels, des nitrosamines et autres nitrites sont l’arbre qui cache la forêt. Ils ne peuvent pas être tenus pour responsables de nos malheurs alors qu’ils se trouvent dans des aliments eux-mêmes encore plus toxiques pour le corps. Considérer les choses sous un autre angle permet de souligner que le cancer est un processus de long terme. Le professeur Campbell rappelle qu’après sa phase d’initiation, il peut être accéléré ou bloqué au cours de sa deuxième phase (promotion) par l’alimentation, celle-ci déterminant fondamentalement si la maladie fera ou non des ravages.

Principe numéro 6 – L’alimentation qui prévient la maladie dans ses premiers stades (avant le diagnostic) est aussi celle qui arrête ou inverse la maladie dans ses stades ultérieurs (après le diagnostic)

Il est démontré qu’une alimentation végétarienne faite d’aliments complets peut inverser le cours d’une maladie cardiaque, aider les gens obèses à perdre du poids et les diabétiques à reprendre une vie normale. Les recherches ont aussi démontré qu’un mélanome avancé, cette forme fatale de cancer de la peau, pouvait être atténué ou inversé par des modifications de mode de vie. Bien que certaines maladies semblent irréversibles, comme les maladies auto-immunes, la polyarthrite ou la sclérose en plaques, les chercheurs ont également des preuves du ralentissement de leur progression avec une alimentation végétale. L’auteur souligne l’importance de le rappeler à ceux qui en sont touchés, laissant la porte ouverte à un espoir aussi prometteur que réaliste.

Principe numéro 7 – Une alimentation vraiment bénéfique pour une maladie chronique sera bénéfique pour la santé sur tous les fronts

L’auteur explique avec humour qu’un éditeur avait souhaité lui faire prescrire dans son livre un régime adapté à chaque maladie, pour des principes marketing. Or, la rigueur scientifique est tout autre, tout en étant d’une affligeante simplicité, puisqu’une seule et même alimentation saine engendre la santé et prévient généralement toutes les maladies, rappelle-t-il.

Principe numéro 8 – Une bonne alimentation génère la santé dans tous les domaines de notre existence puisque tout est interconnecté dans la vie

La santé holistique, dont l’expression est à la mode, ne désigne pas, selon le Professeur Campbell, l’application de disciplines non conventionnelles, mais plutôt l’intégration de sphères apparemment distinctes mais en fait intimement liées. Il s’agit d’équilibrer notre bien-être émotionnel et mental, notre activité physique et notre environnement, véritables intervenants d’influence en termes de santé holistique. Aussi, faire jouer ces différentes parties les unes contre les autres est vain, comme annuler de mauvaises habitudes alimentaires par du jogging. L’activité physique, dit-il, a un effet sur le bien-être physique mais aussi émotionnel, via des substances chimiques influant sur notre humeur et notre concentration. Le bien-être mental arrivant, la confiance et la motivation se mettent en place pour bien se nourrir, et la boucle est ainsi bouclée : ceux qui se sentent bien sont probablement ceux qui s’alimentent le plus correctement.

Qu’est-ce que cela peut faire de toute façon ?

L’auteur clôt cette partie en soulignant que les principes qu’il a présenté dans ce livre constituent les réponses à des questions à ramifications infinies qu’il s’est posé tout au long de sa carrière. Des principes dont il ne faut pas sous-estimer l’applicabilité ni négliger leur capacité à réduire la confusion publique qui règne sur le lien entre alimentation et santé. Le cadre sensé qui permet de se poser les bonnes questions est posé, permettant d’interpréter les nouvelles découvertes de manière plus large, en y investissant argent et ressources en vue d’améliorer la santé de la société entière, pour le plus grand bienfait de tous, individus, sociétés, animaux et planète.

Comment se nourrir

A titre anecdotique, le Professeur Campbell raconte qu’adolescent, son fils parlait avec simplicité des “plantes” qu’il mangeait. Simplicité à la fois reposante et pédagogique, dit-il, que de penser en termes de plantes ou d’animaux, dans sa démarche d’information. L’alimentation devrait être dénuée de stress, dans le plaisir et non dans la privation. Une bonne alimentation rime avec simplicité et liberté, selon un concept limpide : mangez des aliments complets d’origine végétale en réduisant au maximum les aliments raffinés et l’ajout de sel et de gras, sans vous priver.

Les suppléments

Supplémentez-vous en vitamine D et B12 sans excès, en vous rappelant simplement que le régime alimentaire est le plus approprié pour garantir la meilleure santé possible.

Que veut dire minimiser ? Devriez-vous éliminer la viande complètement ?

Les découvertes faites dans l’étude chinoise indiquent que plus le pourcentage de produits d’origine animale est bas, plus grande est la santé, même lorsque ce pourcentage passe de 10 à 0% en calories. Le Professeur Campbell recommande d’essayer d’éliminer tous les aliments d’origine animale de votre alimentation, mais sans obsession. Tenter l’expérience repose sur deux raisons : minimiser les efforts en opérant un vrai changement radical, moins compliqué à mettre en place que des choses à moitié faites, qui génèrent culpabilité et sentiment de privation à la place d’un sentiment de liberté de pouvoir consommer tous les aliments d’origine végétale possibles.

Pouvez-vous y arriver ?

Si vous doutez des bienfaits, pourtant impressionnants, d’un mode d’alimentation végétalienne, le mieux est d’essayer juste un mois, ce qui ne tardera pas à vous faire découvrir quatre choses : une variété d’aliments que vous n’imaginiez pas, une facilité inattendue, mieux-être et perte de poids doublés d’analyses améliorées même. Et enfin, que le faire est possible, et que les bienfaits de ce mode d’alimentation ne sont pas réservés aux moines tibétains ou aux adeptes de l’austérité, mais peuvent devenir vôtres si tel est votre choix. En prime, vous découvrirez que vos goûts changent, avec la découverte de nouvelles saveurs et une appétence pour les produits d’origine animale beaucoup moins vive.

La transition

Essayer pendant un mois vous amènera devant cinq grands défis :

  • la première semaine, un système digestif naturellement et momentanément dérangé ;
  • devoir accorder du temps à la recherche de recettes, à cuisiner, à découvrir de nouveaux restaurants, prêter attention à vos goûts et manger ce que vous aimez vraiment : c’est la clé ;
  • vous ajuster psychologiquement en dépassant vos préjugés, car un vrai repas peut se faire sans viande ;
  • affronter le regard ou l’adversité des autres, ceux qui se sentiront forcément menacés dans la justesse de leurs propres choix ;

En outre, le Professeur Campbell vous dispense ces quelques conseils supplémentaires :

  • à long terme, cette alimentation est meilleur marché, même si vous dépensez plus au début pour vous essayer. Persistez à essayer ;
  • mangez bien : essayer les nombreux plats végétaliens servis dans les restaurants étrangers, aux saveurs uniques et exquises, et cherchez à faire de nouvelles découvertes ;
  • mangez suffisamment, vous perdrez du poids presque à coup sûr, donc ne vous affamez pas ;
  • variez les aliments, pour votre plus grand plaisir.

La transition est un défi, car des barrières sont à dépasser, qui nécessitent du temps et des efforts. Votre récompense sera dans les bienfaits que vous en tirerez, en plus de faire partie de ces avant-gardistes s’efforçant d’aller vers un futur plus sain et plus léger, souligne-t-il enfin. Pourquoi n’avez-vous pas entendu parler de tout cela avant ? C’est justement le sujet du Chapitre 4 😉 j’y mets la dernière touche et je le posterai fin août au plus tard. Si tu veux être notifiée de sa parution, pense à t’abonner à mon blog (en haut à droite de cette page) ! En attendant, pourquoi ne pas regarder le documentaire du Pr Campbell (Forks over knifes, titre US), en français, disponible ici : “La santé dans l’assiette” (Jupiter films). Personnellement, je prête mon exemplaire dès que j’en ai l’occasion, c’est le genre de pépite à faire tourner pour un avenir radieux 😉 Il y a aussi bien sûr le livre, très documenté et très riche, absolument incontournable pour qui prend sa santé au sérieux, que tu trouveras ici : “L’enquête Campbell“.

 

Joyeusement, xoxo 🙂

Claire ♥

 

 

Note en toute transparence :

Oui, certains des liens présents dans cet ebook vont te diriger vers Amazon, où je suis inscrite à un programme dit « d’affiliation » qui me permet de gagner quelques petits sous si tu commandes par ce lien. Cela n’augmente pas du tout le prix d’origine, mais me permet de mettre un peu de beurre (végétal ?) dans les épinards. C’est plus simple de te le dire, alors merci de passer par mon lien si tu souhaites acquérir l’un des livres ou produits dont je te parle dans mes articles (toujours avec sincérité et objectivité).

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